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Hadès, la vie du dieu
Hadès règne sur le monde
souterrain : un monde d’opulence et de grande richesse. On nomme
Hadès, celui qui est riche et son domaine porte son nom.
Hadès est le moins connu des
dieux. Il porte un casque qui le rend invisible. Il n’a pas
d’enfant. Il n’est intéressé ni à ce qui arrive sur l’Olympe ni à ce
qui arrive sur terre. Il vit dans son royaume avec l’ombre des
humains, à peine visibles eux-mêmes. Hadès pouvait sortir de ce
monde mais il n’en est sorti que deux fois.
Le mythe significatif d’Hadès est
l’enlèvement de Perséphone. Il la désire mais au lieu de la
courtiser, il se la fait donner par son frère Zeus, le père de
celle-ci. Elle ramasse des fleurs avec ses amis quand elle aperçoit
des centaines de narcisses qu’il a créées pour elle afin de
l’attirer et ainsi l’éloigner de ses amis. Quand elle se penche pour
les cueillir, la terre s’ouvre et Hadès enlève la jeune fille
terrifiée. La terre se referme comme si de rien n’était. Elle
deviendra ainsi sa femme et la reine des profondeurs.
Hadès,
l’archétype
Descendre dans le monde souterrain
et y rencontrer Hadès est toujours un risque car il n’est jamais
garanti que l’on puisse en revenir sain et sauf. La dépression ou
les expériences autour de la mort sont des voyages dans le monde
d’Hadès. Ce lieu est l’endroit où tout notre potentiel, tout ce
qu’on pourrait être, existe à l’état latent. On peut y être un guide
de passage, comme Perséphone sa femme, ou on peut y demeurer, comme
le dieu Hadès.
Hadès, le
garçon
Il est sérieux, gêné et retiré. On
ne le remarque pas, ou seulement quand il a des réactions bizarres
qui ne concordent pas avec les événements extérieurs.
Il entend des dialogues
intérieurs. Il a des visions et des sensations corporelles qui lui
sont propres et totalement subjectives, incompréhensibles ni d’un
observateur ni de ses parents.
Si on fait l’expérience d’Hadès
jeune, on risque rapidement de ne plus faire confiance à ses
sensations, personne ne les validant. Ces enfants se coupent alors
d’eux-mêmes, se croient inacceptables ou fous.
Leur source intérieure profonde
peut alors leur échapper et les couper ainsi de leur plus grande
richesse. Les gens Hadès ont besoin de percer, d’aller dans ce monde
intérieur.
Hadès ne ressemble pas à un garçon
normal. Tous les deux, enfant et parents, se sentent rejetés
mutuellement et mal compris. N’étant pas un enfant comme les autres,
Hadès a besoin de considérations particulières. Même si ses parents
acceptent son besoin de solitude comme une force intérieure, ils ne
peuvent toutefois pas l’aider à comprendre ce qui lui arrive. Il
doit se décortiquer tout seul et apprendre à interpréter sa
subjectivité.
Il découvre tôt qu’il est mieux
dans son monde, qu’il préfère sa propre compagnie à celle des
autres.
Il aura peut-être un ou deux amis
qui lui suffiront.
Pour faire des études et
développer une carrière, Hadès a besoin d’autres archétypes :
l’objectivité de Zeus pour trouver un sens à sa subjectivité, et le
monde émotionnel de Poséidon. Sans cela, il s’isolera et disparaîtra
dans son monde intérieur créé par lui.
Hadès,
l’homme
Il est à part et il en impose par
sa différence. Il n’a pas une tête de victime. Il est solitaire. Ses
quelques amis ont des conversations profondes avec lui.
Sa manière très subjective et
étrange de répondre aux personnes, aux événements et aux choses, va
souvent provoquer le rejet de la part des autres.
Quand il doit prendre des
décisions importantes pour sa vie, le facteur subjectif est crucial.
Il risque autrement de faire des choix insignifiants et ainsi
risquer d’entrer avec grande compétence dans un monde de travail qui
lui sera toutefois quelconque.
Si un homme n’a pas le choix de
vivre comme Hadès parce que c’est dans sa personnalité et que les
événements l’ont emmené là, il semblera avoir une assez triste vie.
Si toutefois il a tout ce dont il a besoin physiquement et qu’il est
en sécurité, il peut fort bien s’accommoder de son sort, le bonheur
d’être seul, effacé et non importuné faisant son bonheur.
S’il réussi à connecter son monde
intérieur et extérieur, il trouvera une occupation où son expérience
intérieure subjective lui sera utile. Psychologue, théologien,
cinéaste, artiste, sont des professions qu’il aimera exercer car
pleine de sens et de profondeur à ses yeux.
Hadès,
l’homme et sa famille
Un père totalement Hadès est
plutôt sombre, sans humour, inexpressif, nullement un mentor pour
ses enfants.
Un homme Hadès qui a été aimé,
bien que non démonstratif, partagera tout de même la richesse de sa
vie intérieure avec ses enfants. Il les encouragera à être
imaginatifs.
Hadès a des relations de personne
à personne. Ses enfants introvertis comme lui passeront du temps en
sa compagnie dans le silence et le confort. Les extravertis
parleront à un père à l’écoute et très réceptif.
Hadès,
l’homme et les femmes
Il manque totalement d’expérience
avec les femmes. Il est donc souvent rejeté par elles.
Hadès peut rencontrer une femme et
ne jamais lui parler, mais en être inspiré pour la vie.
Il vit souvent une existence
recluse où le contact avec les femmes est absent. Il peut ne pas
avoir de sexualité : un moine dans une communauté.
Si par contre il rencontre une
femme avec qui il développe une réelle intimité, ils expérimenteront
ensemble une relation d’initiation très puissante,
multi-sensorielle.
Le mariage changera le cours de la
vie d’une personne Hadès.
Sa famille, femme et enfants, lui
donneront un statut dans la communauté. C’est souvent par sa femme
que se fera le pont entre son monde et celui de l’extérieur. Elle
sera également celle qui expliquera à ses enfants, comment est leur
père.
Difficulté
psychologique
Dans notre monde, l’ascension vers
le succès et l’influence sur les autres sont récompensées, ce qui
n’existe pas dans l’archétype Hadès. Il est difficile de s’adapter
dans un monde étranger et notre monde lui est étranger, tout comme
celui de Zeus et de Poséidon.
Hadès est coupé de son monde
émotionnel. Grâce à notre passage à l’école, nous apprenons tous à
réfléchir. Par contre on ne nous y enseigne pas à avoir accès à nos
propres sentiments ou à percevoir ceux des autres. Ces habiletés
nous viennent naturellement ou se développent au travers de
relations émotionnelles importantes. Ceci ne fait pas partie de
l’apprentissage d’Hadès. Il est plutôt aride émotionnellement
entraînant ainsi un sentiment de dépression plus ou moins prononcé.
Les personnes en relation avec
Hadès aimeraient qu’il communique avec elles et leur dise ce qu’il
ressent.
Un homme Hadès est un être isolé,
à moins qu’il n’ait développé d’autres aspects de sa personnalité
comme son côté féminin qui, plus en relation avec les émotions,
l’ouvrirait au monde.
S’il réalise qu’il est trop
profondément encré dans son univers, il peut décider volontairement
de faire des pas pour se rapprocher. Cela lui demande par contre du
courage pour sortir de son monde intérieur où il se sent en
sécurité, et ainsi s’aventurer dans le monde extérieur.
Les hommes Hadès qui se sont
adaptés au monde extérieur sont souvent les hommes qui sont les
mieux intégrés dans les trois sphères. Ce sont des hommes fascinants
et d’une grande richesse.
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